Sur ce blog, je parlerai d'artistes à propos desquels je n'ai pas pu écrire dans Xroads, par manque de temps, de place ou parce que leurs disques ne sont pas d'actualité.

Il y a de quoi faire... Merci de vos commentaires! Jacques-Eric Legarde

mercredi 28 octobre 2009

Hey Negrita!



Je craque sur Hey Negrita, groupe anglais visiblement né du mauvais côté de l'Atlantique. Après 3 ou 4 albums, ils viennent de sortir "Burn the whole place down", un superbe album enregistré d'une traite en studio avec des grattes acoustiques, banjo, harmonica, accordéon. Je ne vous en dis pas plus, écoutez :







Petit film sur le groupe



vendredi 23 octobre 2009

Nouveautés : Dave Rawlings et Lyle Lovett

De ces deux nouveautés, je n'ai écouté que le Dave Rawlings Machine, juste cinq fois de suite. C'est juste l'un des meilleurs disques d'old time/americana, appelez-ça comme vous voulez, de cette fin d'année, voire de l'année. Des violons, des grattes acoustiques et des banjos, la voix de Dave me fait penser à celle de Mark Olson, un long medley Bright Eyes/Neil Young (10 minutes, c'est un peu long peut-être), Gillian Welch de temps à autre, Karl Himmel, Benmont Tench et Nate Walcott de Bright Eyes. Juste superbe.



Je n''ai pas écouté Natural Forces, le nouveau Lyle Lovett, acheté ce midi, mais je note d'une part la présence d'une mandoline (Sam Bush), d'une pedal steel, d'un violon, et surtout l'absence du Large Band et, d'autre part des morceaux comme "Whoopin' Crane" d'Eric Taylor et "Sun and moon and stars" de Vince Bell, et "Loretta" de Townes van Zandt, ainsi que d'un morceau de David Ball, bassiste et chanteur de Uncle Walt's Band avant de virer country, rappelons-le.


mardi 20 octobre 2009

XRoads #23, octobre 2009

Bon, vous avez vu la couverture avec Rickie Lee Jones, voici le contenu. Une interview de Peter Mulvey à prop de son nouvel album et de sa tournée "à bichycleeetteuu" et quelques chroniques de disques tous neufs : les sessions perdues de Manassas, le banjo old-time de Frank Fairfield, le songwriting des Rocheuses de Ben Bullington, le bouquet Red House avec la compil' Greg Brown, le deuxième album des Pines produit par Bo Ramsey, le live éclatant des Wailin Jennys et les chansons tendres de Cliff Eberhardt. Ah oui, et le blues intemporel de Chris Smither, avec une belle reprise de "It Takes a Lot to Laugh". Y'en a pour tous les goûts. Le mois prochain, très long papier sur Woody Guthrie



Voici la première page de l'interview de Mulvey. Pour la suite, achetez le magazine!

 

jeudi 8 octobre 2009

Elvis Costello au Massey Hall de Toronto, 28 août 2009

On dirait que depuis que l'album Live at Massey Hall de Neil Young est sorti, la salle de Toronto a retrouvé une nouvelle jeunesse! C'est là que Costello à donné ce concert retransmis par la radio canadienne CBC et écoutable en ligne, intégralement ou morceau par morceau.
Le site est ici 


1Mystery Train5:21
2Tonight The Bottle Let Me Down3:58
3Down Among The Wine And Spirits 3:24
4Femme Fatale3:56
5Don't Lie To Me3:39
6Everyday I Write The Book5:34
7The Delivery Man5:41
8The Butcher's Boy 4:13
9(The Angels Wanna Wear My) Red Shoes 3:52
10Five Small Words 5:37
11Happy4:04
12Allison4:50
13Peace, Love And Understanding5:44

Artists

  • Elvis Costello - vocals & guitar
  • The Sugarcanes
  • Mike Compton - mandolin
  • Dennis Crouch - bass
  • Jerry Douglas - dobro
  • Jim Lauderdale - guitar & vocals
  • Jeff Taylor - accordion
  • Stuart Duncan - fiddle

jeudi 1 octobre 2009

Décès d'Amy Farris, Guilty Woman



No Depression a annoncé la disparition d'Amy Farris, l'une des deux violonistes des Guilty Women avec Laurie Lewis...

Am



jeudi 24 septembre 2009

Frank Fairfield, retour vers le passé



Loin de Ari Hest et de ses mélodies urbaines, Frank Fairfield (26 ans) trimballait ses Child ballads anglaises et ses murder ballads américaines sur les trottoirs de Los Angeles jusqu'à ce que les Fleet Foxes le repèrent et l'embarque sur leur route... Pour en savoir plus, belle interview chez L.A. Records.

Après un 45 tous (titres à écouter ci-dessous), Tompkins Square sort le 1er album (CD et LP, pas de 78 tours prévu...)



MP3: "I Wish I Was a Mole in the Ground"
MP3: "I've Always Been a Rambler"





Blind Boy Paxton and Frank Fairfield

 



mercredi 16 septembre 2009

Eilen Jewell, Joyau d'Idaho (Crossroads 60, décembre 2007)

Eilen Jewell et son groupe de cowboys seront en concert le 26 septembre, non pas à Paris, mais à Saint Antonin Noble Val dans le Tarn et Garonne (82)! C'est organisé par Tornado Concerts et c'est gratuit! Elle sera accompagnée par son groupe composé de Eilen Jewell (Guitare, Chant), Jason Beek (Batterie, Chant), Jerry Miller (Guitare Electrique et Acoustique) et Johnny Sciacia (Contrebasse). Les deux derniers ont joué avec Mark Erelli, notamment. Si vous êtes dans le coin...


En attendant, voici l'interview que j'avais réalisée fin 2007, à l'occasion de la sortie de Letters from Sinners & Strangers.




Eilen Jewell, joyau d’Idaho

Tout comme Josh Ritter, Eilen Jewell vient des Montagnes Rocheuses d’Idaho, dont elle revendique les paysages et la désolation comme principale source d’inspiration. Intitulé Letters from Sinners and Strangers, son nouvel album chroniqué dès sa sortie dans ses colonnes (#56) arrive ces jours-ci en France. On y retrouve tous les ingrédients qui faisaient le charme de Boundary County, son premier album de 2006 (#48), c’est à dire un mélange de country, de jazz et de blues selon une approche traditionaliste où la guitare électrique trinque avec le fiddle et la contrebasse, où la voix évoque ces grandes chanteuses noires qu’étaient Bessie Smith et Billie Holiday, où les âmes solitaires se délectent des grands espaces et où les histoires d’amour se font et se défont comme se vident les bouteilles d’alcool, toujours en accords mineurs. Miss Jewell a traversé l’océan début novembre pour présenter ces Lettres de pêcheurs et d’étrangers, l’occasion idéale d’une première rencontre. 
 

Quand avez-vous commencé à jouer de la musique, à écrire des chansons ?
J’ai découvert la musique à l’âge de sept ans et demandé à mes parents de prendre des cours de piano. J’ai eu ma première guitare vers 14-15 ans et j’ai continué le piano jusqu’à la fac tout en me mettant plus sérieusement à la guitare. En fait, c’est à Santa Fe, quand j’étais à la fac, que j’ai commencé à jouer en public. Un de mes amis faisait la manche régulièrement au Farmer’s Market avec son petit groupe et il m’invitait de temps en temps à les accompagner sur quelques morceaux. Quand il a eu son diplôme et quitté la ville, j’ai pris la relève au marché. Santa Fe est un bon endroit pour se faire la main, il fait toujours beau au Nouveau Mexique et les gens sont adorables! C’est à cette époque-là que j’ai commencé à composer. Ensuite, j’ai déménagé à Los Angeles pour jouer davantage et me concentrer encore plus sur l’écriture. Aujourd’hui, je vis près de Boston, dans le Massachusetts. Pour moi, composer a toujours été lié au voyage et à la solitude. Parfois, l’un de ces deux éléments suffit, mais être seule dans un nouvel endroit, ça met tous mes sens en éveil.

Si l’on en croît votre biographie, vous avez pas mal bourlingué pendant votre jeunesse. Qu’en reste-t-il dans vos chansons ?
Je n’ai pas tant voyagé que ça, en fait! Tous les week-ends, nous partions à une heure de route de la maison et l’été, toute la famille voyageait pendant une semaine environ, toujours dans le Nord-ouest des États-Unis. Mais nous n’étions pas une de ces familles huppées qui se déplacent à grand frais. Quand je suis partie à la fac au Nouveau Mexique, je n’étais jamais allée aussi loin à l’est! Ça montre en fait que ces voyages ont été une expérience très riche. Ces virées en famille ne figurent dans aucune de mes chansons, bien que l’Ouest et l’Idaho y soient omniprésents. Ceci dit, les thèmes du voyage et certains lieux finissent toujours par se frayer un chemin dans mes paroles. Je pense que mes chansons sont autobiographiques par essence, même si les éléments de la situation qu’elles décrivent sont plutôt, disons, d’ordre fictionnel. Par exemple, j’ai écrit "Back to Dallas", alors que je n’avais jamais mis les pieds à Dallas. Cette chanson ne porte pas sur la ville de Dallas en tant que telle, mais sur la situation dans laquelle se trouve le narrateur. Il m’arrive aussi de créer des personnages de toutes pièces, comme le vieil homme de "Boundary County." Bien sûr, on peut trouver des éléments de moi-même dans cette chanson car le Boundary County existe bel et bien dans l’Idaho. Ce morceau décrit le mal du pays qu’il m’arrive d’éprouver. Mes chansons sont en fait des petites histoires dont je ne suis pas nécessairement la narratrice. Il y a une certaine part de fiction dans tout ça, mais c’est un drôle de mélange et au bout du compte, je ne sais pas de quoi parlent mes chansons, vraiment !
La pochette de Boundary County ressemble à s’y méprendre à celle de Miles from The Lightning, le premier album de Jeffrey Foucault, qui vient lui du Wisconsin. Est-ce que le fait d’avoir grandi dans l’Idaho joue sur votre façon d’écrire et les sujets que vous abordez ?
C’est là que se trouve mon cœur. L’Idaho est une partie intime de moi-même influence et influence absolument mon écriture. Ma famille y est installée depuis l’établissement des premiers colons européens dans les années 1880, ce qui est assez récent à l’échelle européenne! L’Idaho coule abondamment dans mes veines. Je pense que son immense ciel bleu et ses petites villes fantôme forment dans mon esprit la base de la poésie.


Avant Boundary County, vous avez enregistré plusieurs albums, aujourd’hui introuvables. Pensez-vous les ré-sortir?
Je ne pense pas, non. À part Nowhere In No Time, un live à la radio, j’ai enregistré un album de huit titres, One of These Days, qui est effectivement épuisé, et un autre CD, dont les bandes ont été détruites dans un incendie. En fait, "One of These Days" est le seul morceau que je compte réenregistrer pour le prochain album. On le joue en concert avec le groupe et ça sonne bien.

Difficile de qualifier  les titres de vos chansons d’optimistes. Je pense par exemple à "Solitude" ou "No Place to Go".
À deux ou trois exceptions près, je n’aime pas vraiment écouter des chansons gaies et je n’ai donc guère envie d’en écrire. Si l’on regarde bien, les chansons gaies ne courent pas les rues. Et même des morceaux qui paraissent optimistes à la première écoute peuvent faire référence à des nuages dans un ciel serein. Je pense que les gens ont besoin de ce contraste et aussi d’une catharsis. Sur mon nouvel album, la chanson intitulée "Too Hot Too Sleep" est une chanson plutôt très gaie mais son interprétation dans une tonalité mineure fait qu’elle ne dégage pas forcément un grand optimisme!

À part "The Flood", je ne vois guère de chanson « engagée » dans votre répertoire ?
Non, je n’écris pas vraiment de "topical songs". D’ailleurs, je ne pense pas que "The Flood" en soit une. Quand je l’ai écrite, je ne me suis pas dit "Je vais écrire une chanson à propos de Katrina et de l’incapacité de l’état de Louisiane et du gouvernement fédéral à réagir avec efficacité", même si l’on peut penser que c’est le sujet de ce morceau. Pour moi, c’est une question d’émotions, un sentiment de colère et de tristesse et à cet égard, c’est une chanson très personnelle. J’ai simplement réagi avec mes tripes, c’est comme cela que je fonctionne et "The Flood" ne diffère pas de mes autres compositions, c’est une réaction par rapport à ce qui se passe autour de moi.

Parlons un peu de ce deuxième album, Letters from Sinners and Strangers, qui vient de sortir en France. Le son semble plus compact que sur Boundary County.
Oui, ce sont pourtant les mêmes musiciens, Johnny Sciascia (contrebasse) et Jerry Miller (guitare), tous deux membres de The Spurs [le groupe qui accompagne Mark Erelli sur l’album Hillbilly Pilgrim]. Je les ai rencontrés grâce à Jason Beek, le batteur des Tarbox Ramblers. Le violoniste Dan Kellar, également anciens des Tarbox Ramblers peut jouer de la country, du bluegrass et du old-time sans être enfermé dans un style particulier. Ça tombe bien étant donné que ma musique ne se limite pas à l’un ou l’autre de ces styles. Ils jouent également sur le mini-CD que mon label Signature Sounds vient de sortir avec trois inédits dont "Fine & Mellow" de Billie Holiday.

Que signifie ce titre, "Lettres de Pêcheurs et d’Etrangers?"
Ce titre reflète la façon dont je perçois les chansons. Chacune raconte une histoire du point de vue d’un personnage en marge, dans une mauvaise passe ou qui tente de surmonter une situation difficile.

On y trouve plusieurs reprises: "Dusty Boxcar Wall" d’Eric Andersen, "Thanks a Lot" de Charlie Rich et "Walking down the Line" de Bob Dylan. Ça m’a surpris dans la mesure où le premier album ne contenait que des originaux.
Oh, c’est simplement parce que je joue ces chansons depuis longtemps. Ça aurait été dommage de ne pas les inclure dans le disque parce que je ne les ai pas écrites. La seule chose qu’elles ont en commun, c’est que je les aime beaucoup et que j’adore les interpréter. J’ai découvert cet arrangement de "Dusty Boxcar Wall" avec un couplet de "House of Rising Sun" sur un bootleg de Gillian Welch. Ce n’est qu’après que j’ai appris que cette chanson a été écrite par Eric Andersen.

Je n’ai pas trouvé trace de la chanson "If You Catch Me Stealing" dans le répertoire traditionnel ?
Ne cherchez pas, il n’existe aucune chanson intitulée "If You Catch Me Stealing"! Je l’ai créditée comme un "traditionnel arrangé par Eilen Jewell" car c’est un medley de paroles de Bessie Smith, elles-mêmes issues de différents traditionnels. Au fil des années, j’ai assemblé presque inconsciemment ces paroles qui viennent de mes chansons préférées de Bessie Smith et j’en ai fait ce morceau qui est aujourd’hui l’un des piliers de mon répertoire.

Qu’est ce que le "high-shelf booze"? Et ce vers à propos d’une "Lonesome Tune" a-t-il été inspiré par Townes van Zandt?
Le terme “high-shelf booze” désigne l’alcool de bonne qualité. Chez nous, les bouteilles les plus chères sont rangées en haut de l’étagère et le tout-venant à portée de main. Cette chanson veut dire que la meilleure façon d’oublier un chagrin d’amour, c’est de ne pas se laisser abattre. Le vers "easy come, easy go/you won't hear me sing no lonesome tune" a peut-être été inspiré par Townes van Zandt mais le sentiment qui habite ma chanson est totalement différent: Townes dit qu’il ne chantera plus de lonesome tune, de chanson solitaire, parce qu’il a trouvé celle qu’il cherchait et qu’il rentre dans le droit chemin ("I’m headed home along the straightest line"). Dans "High-Shelf Booze", cette expression a un sens contraire, le personnage enchaînant les rencontres pour mieux se relever (“Well it’s one man on Sunday, another on Monday/Two on Tuesday afternoon/Easy come, easy go/You won’t hear me sing no lonesome tune)”. C’est une expression assez courante dans les vieux morceaux de blues et de bluegrass et il a réussi à s’immiscer dans mon subconscient.

 

Comment avez-vous écrit "How Long", plus scandée que chantée

"How Long" s’inspire du discours donné le 25 mars 1965 par Martin Luther King, Jr lors de la célèbre marche entre Selma et Montgomery, capitale de l’état d’Alabama. J’ai écrit cette chanson alors que je lisais son autobiographie. Ce discours m’a frappée par sa rythmique et sa musicalité, ce qui le cas de nombreux de discours de Luther King. Celui-ci est basé sur le "Battle Hymn of the Republic" [chant patriotique américain écrit par William Steffe vers 1855, pendant la guerre d’indépendance] et nombre de ses discours sont influencés par des gospels. A la lecture, j’ai trouvé ce discours magnifique. Avec cette chanson, je contribue à perpétuer ce message porteur d’espoir.

On compare souvent votre voix à celles de Billie Holiday et de Bessie Smith. Revendiquez-vous ces influences ? Et côté country, quels sont vos modèles ?
Billie Holiday et Bessie Smith sont effectivement deux de mes idoles musicales, tout comme Howlin’ Wolf, Loretta Lynn, Hank Williams ou George Jones. Je ne peux pas citer tous les artistes que j’adore car ils sont trop nombreux, mais ceux-là sont les principaux. Parmi les artistes contemporains, mes préférences vont à Gillian Welch, Lucinda Williams, Bob Dylan dont les enregistrements pirates ont bercé maintes virées familiales, Holly Golightly [une prolifique artiste, quelque part entre garage rock et country-blues et dont le morceau "There’s An End" figure dans la BOF de Broken Flowers, le dernier Jarmush], ou C. W. Stoneking, un jeune Australien que tout le monde devrait connaître! [Stoneking vient de sortir un album, King Hokum, sorte de contrepoint venu des antipodes aux albums d’Eilen, marqué par le blues rural des années ’20]. On m’a comparée à pas mal d’autres musiciens et jusqu’à présent, je n’ai pas à me plaindre! C’est un honneur d’être citée aux côtés de tous ces musiciens que j’adore.

Comment vous êtes-vous débrouillée pour que Jessie Mae Hemphill signe votre guitare, comme on le voit sur la pochette intérieure de Boundary County?
Ce n’est pas ma guitare, c’est la sienne! Je ne sais pas bien pourquoi elle a signé sa propre guitare d’ailleurs. Elle a même tiré dessus avec son flingue, d’où le trou dans la caisse. À un moment, elle m’a expliqué que c’est parce qu’elle ne sonnait pas bien et quelques heures plus tard, elle m’a dit que c’est parce qu’elle sonnait trop bien! Allez comprendre! J’ai rencontré Jessie Mae Hemphill pendant l’été 2004. Avec Jason, le batteur, nous sommes allés la voir chez elle dans le Mississippi. C’était très impressionnant de rencontrer cette grande figure du blues qui nous a accueillis très simplement. On a discuté pendant des heures, de musique, bien sûr mais aussi de cuisine du sud!

Vous verra-t-on bientôt sur une scène française?
En principe, je serai en tournée en Europe au mois de mars en formation réduite avec mon guitariste Jerry Miller. Nous assurerons la première partie de Kris Delmhorst et le premier concert devrait avoir lieu à Paris, à la Pomme d’Eve. À bientôt donc !

Jacques-Eric Legarde